The new exile from Chongqing: fear of being bombarded(quotation) (Q1466): Difference between revisions

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Nouveau mouvement d'exode de la part de ceux qui le peuvent vers les campagnes environnantes. Notre but : la rive sud du fleuve où est installé un centre de recherche dont mon père est le directeur. Le jour du départ, tôt le matin, suivis de porteurs, nous descendons le raide escalier de la falaise. Avant même d'atteindre le bas de la pente, nous sommes effrayés par le spectacle des obstacles qui nous attendent : une large étendue de plage, prolongée par une tout aussi large étendue de fleuve, nous sépare de l'autre rive; deux bateux seulement font la navette alors que la plage est noire de monde, des centaines de familles avec, étalés à côté d'elles, des ballots, des valises, des matelas enroulés, des meubles de toutes tailles. Attente anxieuse au milieu de cette foule. Vers midi, déchirant l'air, la funeste sirène de l'alerte. Notre regard affolé ne repère aucun abri, pas même un arbuste. Laissant les affaires sur place, on se précipite vers le pied des falaises, chacun tente de se recroqueviller sous les rochers. Passe au-dessus de nous l'infernal bruit des engins diaboliques. À peine une minute après, nous sommes sidérés par les terribles fracas derrière nous, venus du centre-ville. Et nous, pauvres hères perdus dans cette immense apocalypse, avons donc été délaissés par la mort ! (français)
 
Property / content text: Nouveau mouvement d'exode de la part de ceux qui le peuvent vers les campagnes environnantes. Notre but : la rive sud du fleuve où est installé un centre de recherche dont mon père est le directeur. Le jour du départ, tôt le matin, suivis de porteurs, nous descendons le raide escalier de la falaise. Avant même d'atteindre le bas de la pente, nous sommes effrayés par le spectacle des obstacles qui nous attendent : une large étendue de plage, prolongée par une tout aussi large étendue de fleuve, nous sépare de l'autre rive; deux bateux seulement font la navette alors que la plage est noire de monde, des centaines de familles avec, étalés à côté d'elles, des ballots, des valises, des matelas enroulés, des meubles de toutes tailles. Attente anxieuse au milieu de cette foule. Vers midi, déchirant l'air, la funeste sirène de l'alerte. Notre regard affolé ne repère aucun abri, pas même un arbuste. Laissant les affaires sur place, on se précipite vers le pied des falaises, chacun tente de se recroqueviller sous les rochers. Passe au-dessus de nous l'infernal bruit des engins diaboliques. À peine une minute après, nous sommes sidérés par les terribles fracas derrière nous, venus du centre-ville. Et nous, pauvres hères perdus dans cette immense apocalypse, avons donc été délaissés par la mort ! (français) / rank
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Nouveau mouvement d'exode de la part de ceux qui le peuvent vers les campagnes environnantes. Notre but : la rive sud du fleuve où est installé un centre de recherche dont mon père est le directeur. Le jour du départ, tôt le matin, suivis de porteurs, nous descendons le raide escalier de la falaise. Avant même d'atteindre le bas de la pente, nous sommes effrayés par le spectacle des obstacles qui nous attendent : une large étendue de plage, prolongée par une tout aussi large étendue de fleuve, nous sépare de l'autre rive; deux bateux seulement font la navette alors que la plage est noire de monde, des centaines de familles avec, étalés à côté d'elles, des ballots, des valises, des matelas enroulés, des meubles de toutes tailles. Attente anxieuse au milieu de cette foule. Vers midi, déchirant l'air, la funeste sirène de l'alerte. Notre regard affolé ne repère aucun abri, pas même un arbuste. Laissant les affaires sur place, on se précipite vers le pied des falaises, chacun tente de se recroqueviller sous les rochers. Passe au-dessus de nous l'infernal bruit des engins diaboliques. À peine une minute après, nous sommes sidérés par les terribles fracas derrière nous, venus du centre-ville. Et nous, pauvres hères perdus dans cette immense apocalypse, avons donc été délaissés par la mort ! (français)
Property / content text: Nouveau mouvement d'exode de la part de ceux qui le peuvent vers les campagnes environnantes. Notre but : la rive sud du fleuve où est installé un centre de recherche dont mon père est le directeur. Le jour du départ, tôt le matin, suivis de porteurs, nous descendons le raide escalier de la falaise. Avant même d'atteindre le bas de la pente, nous sommes effrayés par le spectacle des obstacles qui nous attendent : une large étendue de plage, prolongée par une tout aussi large étendue de fleuve, nous sépare de l'autre rive; deux bateux seulement font la navette alors que la plage est noire de monde, des centaines de familles avec, étalés à côté d'elles, des ballots, des valises, des matelas enroulés, des meubles de toutes tailles. Attente anxieuse au milieu de cette foule. Vers midi, déchirant l'air, la funeste sirène de l'alerte. Notre regard affolé ne repère aucun abri, pas même un arbuste. Laissant les affaires sur place, on se précipite vers le pied des falaises, chacun tente de se recroqueviller sous les rochers. Passe au-dessus de nous l'infernal bruit des engins diaboliques. À peine une minute après, nous sommes sidérés par les terribles fracas derrière nous, venus du centre-ville. Et nous, pauvres hères perdus dans cette immense apocalypse, avons donc été délaissés par la mort ! (français) / rank
 
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Latest revision as of 10:42, 1 September 2026

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The new exile from Chongqing: fear of being bombarded(quotation)
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    Nouveau mouvement d'exode de la part de ceux qui le peuvent vers les campagnes environnantes. Notre but : la rive sud du fleuve où est installé un centre de recherche dont mon père est le directeur. Le jour du départ, tôt le matin, suivis de porteurs, nous descendons le raide escalier de la falaise. Avant même d'atteindre le bas de la pente, nous sommes effrayés par le spectacle des obstacles qui nous attendent : une large étendue de plage, prolongée par une tout aussi large étendue de fleuve, nous sépare de l'autre rive; deux bateux seulement font la navette alors que la plage est noire de monde, des centaines de familles avec, étalés à côté d'elles, des ballots, des valises, des matelas enroulés, des meubles de toutes tailles. Attente anxieuse au milieu de cette foule. Vers midi, déchirant l'air, la funeste sirène de l'alerte. Notre regard affolé ne repère aucun abri, pas même un arbuste. Laissant les affaires sur place, on se précipite vers le pied des falaises, chacun tente de se recroqueviller sous les rochers. Passe au-dessus de nous l'infernal bruit des engins diaboliques. À peine une minute après, nous sommes sidérés par les terribles fracas derrière nous, venus du centre-ville. Et nous, pauvres hères perdus dans cette immense apocalypse, avons donc été délaissés par la mort ! (français)
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